Le 23 mars, la Fédération a comparu devant le Comité permanent de la science et de la recherche de la Chambre des communes dans le cadre de son étude sur la gouvernance et la reddition de comptes des politiques et des institutions scientifiques fédérales.
Dans son témoignage, Karine Morin, Présidente et cheffe de la direction de la Fédération, a souligné les atouts dont dispose déjà le Canada en matière de pratiques de recherche éthiques, d’évaluation par les pair.e.s et d’évaluation publique transparente. Elle a également identifié les possibilités de s'appuyer sur les travaux déjà en cours afin de renforcer le mandat visant à évaluer les lacunes de la politique scientifique canadienne, tout en appelant à l’élaboration d’une stratégie nationale qui tienne compte des contributions de la recherche et du leadership dans le domaine des sciences humaines.
Karine Morin a fait valoir que l’élargissement des critères d’évaluation de la valeur et de l’impact de la recherche s’inscrit dans l’établissement d’un nouveau contrat entre la science et la société. Elle a appelé à la mise en place de mesures davantage centrées sur l'humain, allant au-delà des seuls résultats économiques, des mesures qui reconnaissent l'innovation sociale et les contributions de la recherche à la santé, à la résilience et à la cohésion sociales, à la confiance du public et à la souveraineté.
Elle a également souligné que la politique scientifique doit rester ancrée dans l’intérêt public et à l’écoute des communautés, et a noté que le gouvernement peut s’appuyer sur les mécanismes existants pour identifier les possibilités d’amélioration et renforcer l’écosystème de la recherche.
La Fédération continuera de plaider en faveur d’un paysage de la politique scientifique qui reflète toute l’étendue et la valeur de la recherche pour la société.