Langue(s) en portage : Résurgence littéraire et langagière dans les écritures autochtones féminines

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« En considérant la littérature comme un espace de production du savoir, cet ouvrage met en lumière la manière dont des écrivaines autochtones, issues de différentes nations, deviennent, par les stratégies de mise en portage des langues qu’elles élaborent, de véritables théoriciennes du langage.  »

À propos de l'autrice

Photo de Marie-Ève Bradette

Marie-Eve Bradette est professeure adjointe au département de littérature, théâtre et cinéma de l’Université Laval et titulaire de la Chaire de leadership en enseignement des littératures autochtones au Québec - Maurice-Lemire depuis juin 2022. Ses recherches actuelles abordent l'hétérolinguisme des littératures des Premiers Peuples au Québec comme modalité d’une histoire littéraire plurielle. Elle s'intéresse aussi à la représentation des femmes et des filles autochtones, aux violences genrées et la (re)signification des savoirs féminins, notamment dans la littérature des pensionnats. Ses travaux ont été publiés, entre autres, dans les revues Les Cahiers du CIÉRA, @nalyses, Captures et Voix plurielles. En 2025, elle a reçu le prix Herb Wyile pour son article "Le conflit des souverainetés linguistiques au Québec: perspectives critiques et littéraires autochtones" paru dans Studies in Canadian Literature/Études en littérature canadienne. Elle est l'autrice d'une chronique annuelle en études autochtones pour la revue Voix et images. Son ouvrage Langue(s) en portage: résurgence littéraire et langagière dans les littératures autochtones féminines est paru en 2024 aux Presses de l'Université de Montréal et a remporté le prix du meilleur livre 2025 de l'Association des professeur·es d'universités et de collèges canadiens (APFUCC). Elle a enfin co-dirigé l'ouvrage collectif Urbanités autochtones en création (avec Julie Graff, Gabrielle Marcoux et Alexia Pinto Ferretti) paru en 2025 aux Presses de l'Université de Montréal.

 

À propos de l'œuvre

Photo du livre Langue(s) en portage de Marie-Ève BradetteCet ouvrage se penche sur la manière dont les autrices autochtones contemporaines, qui écrivent majoritairement en anglais ou en français, négocient avec le langage en créant une alternative critique à la dépossession et à l’invisibilisation qui ont marqué l’histoire de leurs peuples. Il montre comment, de cette littérature produite à la croisée des espaces linguistiques et appuyée sur une imagination poétique et narrative foisonnante, surgissent des théories critiques du langage dans lesquelles le corps, la langue et le territoire sont intimement liés. Il explique aussi la façon dont ces écrits, lieux de connaissance, contribuent à la revitalisation globale des savoirs autochtones.

C’est en convoquant les mots de Virginia Pésémapéo Bordeleau, Kateri Akiwenzie-Damm, Marie-Andrée Gill, Leanne Betasamosake Simpson, Natasha Kanapé Fontaine et Cherie Dimaline que l’autrice de cet essai ambitieux formule non seulement une théorie littéraire du langage, mais aussi une approche inédite pour s’engager dans une lecture sensible, relationnelle et réciproque de ces écrits.

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Notes de l'autrice

En considérant la littérature comme un espace de production du savoir, cet ouvrage met en lumière la manière dont des écrivaines autochtones, issues de différentes nations et s’exprimant tantôt en français et tantôt en anglais, deviennent, par les stratégies de mise en portage des langues qu’elles élaborent, de véritables théoriciennes du langage. 

Cette manière de penser la littérature comme théorie constitue une reconfiguration cruciale pour comprendre la contribution active des autrices autochtones à la résurgence culturelle actuelle.