Deyohahá:ge: Sharing the River of Life

À propos des auteur.trice.s | À propos de l'œuvre | Notes des auteur.trice.s

« Réapprendre et redorer le blason de nos accords fondateurs peut redynamiser des sciences humaines véritablement Autochtones et nourrir toute une gamme de sciences sociales authentiques, dans les conditions réelles de nos environnements quotidiens. »

daniel coleman

« L’ouvrage Deyohahá:ge invite les lectrices et lecteurs à repenser les relations, les responsabilités et le fleuve de la vie comme un espace éthique partagé. »

bonnie freeman

À propos des auteur.trice.s

Photo de Daniel Conway

Daniel Coleman est depuis longtemps fasciné par le pouvoir poétique des arts narratifs, qui permettent de créer un sentiment d’appartenance à un lieu et à une communauté, d’encourager l’engagement social critique et la pleine conscience, et, surtout, de susciter l’émerveillement. En tant que lecteur, écrivain et enseignant, il est animé par ce projet de longue haleine que constitue le désapprentissage des injustices naturalisées et de l’ignorance sanctionnée, et témoin du fait que de nouvelles façons d’apprendre continuent d’émerger et de posséder un pouvoir de transformation. Bien qu’il ait consacré des efforts considérables à l’apprentissage dans le monde naturel et à partir de celui-ci, il reste un érudit qui aime l’apprentissage indispensable à l’écriture. Il a rédigé des livres savants sur la littérature, la masculinité, la migration et la blancheur au Canada, ainsi que des livres de non-fiction littéraire sur son enfance parmi les missionnaires en Éthiopie, sur la politique spirituelle et culturelle de la lecture, et sur les relations entre l’homme et l’environnement à Hamilton, en Ontario, la ville post-industrielle où il réside. Il a édité des ouvrages sur les premières cultures littéraires canadiennes, les masculinités postcoloniales, la race, la littérature caribéeno-canadienne, la situation des sciences humaines dans les universités canadiennes, la créativité et la résilience des réfugiés et des Autochtones, ainsi que sur la recherche internationale portant sur les littératures canadiennes.


Photo de Bonnie Freeman

Bonnie Freeman est d’origine algonquine et mohawk et originaire du territoire des Six Nations de Grand River. Elle est professeure agrégée à l’École de travail social de l’Université McMaster. Son travail et ses recherches s’ancrent dans ses liens avec les Six Nations, la communauté autochtone de Hamilton et d’autres communautés autochtones à travers le Canada et les États-Unis. Ses domaines de recherche sont très variés. Sa thèse de doctorat a porté sur le parcours de jeunes Haudenosaunee des Six Nations, qui ont parcouru à pied leurs terres ancestrales pour promouvoir un message de paix et d’unité, et pour comprendre la transformation de l’identité et du bien-être issue du lien avec la terre et la culture, ainsi que de l’autodétermination.
Ses recherches s’ancrent dans les communautés autochtones et portent sur les interventions culturelles dans la pratique du travail social, les approches de guérison communautaire, les pratiques anti-oppressives et la décolonisation, ainsi que les relations et alliances entre Autochtones et non-Autochtones.


Ki'en Debicki est un.e professeur.e indigiqueer et non binaire qui vit, travaille et s'amuse à Anonwarore’tsherakayon:ne (Hamilton) avec son enfant, son mini schnauzer et son TDAH.

Il/elle est professeur.e adjoint.e d’anglais, d’études culturelles et d’études autochtones. Ses domaines de recherche comprennent les arbres, les récits, le wampum, les littératures autochtones queer, la justice pour les personnes handicapées, les études critiques sur la race, la révolution et tout ce qui touche aux Haudenosaunee.

À propos de l'œuvre

Deyohahá:ge: Sharing the River of LifeDeyohahá:ge:, qui signifie « deux routes ou chemins » en langue cayuga, évoque la chaîne d’alliance « Two Row Wampum », connue comme le « grand-père des traités ». Cet accord wampum des Haudenosaunee, célèbre, montrait comment les Autochtones et les nouveaux arrivants pouvaient instaurer la paix et l’amitié en respectant leurs cultures, leurs croyances et leurs lois respectives, tout en partageant le fleuve de la vie.

Rédigé par des membres des Six Nations et leurs voisins, cet ouvrage présente aux lecteurs non seulement l’histoire du XVIIe siècle, qui raconte comment les Néerlandais et les Britanniques ont adhéré à l’accord wampum, mais aussi la manière dont celui-ci pourrait rétablir de bonnes relations aujourd’hui. De nombreux Canadiens et Américains n’ont jamais entendu parler de la « Covenant Chain » ou du « Two Row Wampum », mais 200 ans d’indifférence n’ont pas effacé ce pacte. Nous devons tous nous familiariser avec ce wampum fondateur, car il refait surface dans nos communautés, nos institutions et nos tribunaux, traçant la voie vers l’avenir.

Les auteurs de Deyohahá:ge: explorent l’éco-philosophie, l’évolution juridique et les protocoles éthiques de la construction de la paix à deux voies. Ils entretiennent l’espace sacré et éthique dans lequel beaucoup d’entre nous évoluent entre ces deux voies. Ils montrent comment les gens d’aujourd’hui créent la paix, l’amitié et le respect — littéralement — sur le fleuve de la vie quotidienne.

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Notes des auteur.trice.s

Les études sur le wampum ouvrent la voie à des sciences humaines authentiques, nées ici même, sur l’Île de la Tortue. Les recherches sur les cérémonies et les pactes du wampum aident les peuples d’aujourd’hui à repenser la manière de vivre en paix, en amitié et dans le respect avec tous nos voisins, qu’ils soient humains ou non humains.

Réapprendre et redorer le blason de nos accords fondateurs peut redynamiser des sciences humaines véritablement Autochtones et nourrir toute une gamme de sciences sociales authentiques, dans les conditions réelles de nos environnements quotidiens. - Daniel Coleman


L’ouvrage Deyohahá:ge invite les lectrices et lecteurs à repenser les relations, les responsabilités et le fleuve de la vie comme un espace éthique partagé. Il place le savoir haudenosaunee/Autochtone au cœur des sciences humaines en invitant les lectrices et lecteurs à cesser de considérer le savoir comme abstrait et à le percevoir comme une réalité active et engageante qui s’exprime à travers nos relations, nos responsabilités et la terre elle-même.

Cet ouvrage revêt une importance particulière à l’heure actuelle, car il ramène les gens à des modes de vie centrés sur ce que signifie vivre ensemble sur cette terre, ainsi que sur le respect de notre environnement naturel et de tous les êtres vivants. Les expériences vécues que nos auteur.trice.s partagent dans les pages de ce livre témoignent d’un retour aux enseignements originels de la Chaîne de l’Alliance – Two Row Wampum – en tant que cadre vivant pour la paix, l’amitié et le respect. - Bonnie Freeman