Comment les sciences humaines favorisent la sécurité de l'emploi et le développement des talents

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Comment les sciences humaines favorisent la sécurté de l'emploi et le développement des talents

Les sciences humaines façonnent le bassin de talents du Canada. Plus de la moitié des étudiant.e.s du niveau postsecondaire suivent des programmes en sciences humaines (SH), formant ainsi la source la plus importante et la plus diversifiée de la main d’œuvre qualifiée du pays. Ces diplômé.e.s sont le moteur de l'innovation, du bien-être communautaire et de la croissance économique dans tous les secteurs. 

Briser le mythe de l'emploi en SH

Les futur.e.s étudiant.e.s sont souvent confronté.e.s au mythe selon lequel les diplômé.e.s en SH ont du mal à trouver un emploi. Les faits montrent que cet argumentaire est loin de la vérité. 

Selon les données de Statistique Canada, les étudiant.e.s en SH et dans d'autres domaines non liés aux sciences, technologies ingénierie et mathématiques (STIM) obtiennent leur diplôme dans leur programme initial à un taux plus élevé que l'ensemble de la population étudiante (44 % contre 37,4 % en 2019).

Alors que les personnes titulaires d’un diplôme postsecondaire représentant près d'un tiers de la population en âge de travailler au Canada et les étudiant.e.s en SH affichant des taux de diplomation élevés, les diplômé.e.s en SH représentent une part importante de la main-d'œuvre canadienne ayant fait des études postsecondaires.

Les diplômé.e.s en SH accèdent également à des parcours professionnels diversifiés et stables, notamment dans les secteurs des administrations publiques, de l'éducation, des services communautaires, des affaires et des industries créatives. Cela démontre une adéquation claire entre la formation en SH et les besoins de la main-d'œuvre. 

Valoriser le travail en SH

Les niveaux de rémunération reflètent souvent les modèles de financement sectoriels et une sous-évaluation historique plutôt que la complexité des compétences ou la contribution sociale. Des domaines tels que l'éducation, la fonction publique et les organisations à but non lucratif (où de nombreux diplômé.e.s en SH font carrière) suivent des échelles salariales normalisées, déterminées par les budgets publics et les contraintes du secteur à but non lucratif. Bien que ces structures puissent limiter les salaires de départ par rapport aux postes du secteur privé, elles offrent une progression stable, des régimes d’avantages sociaux complets, la sécurité de la retraite et un travail enrichissant.

La croissance des revenus est également favorable. Bien que chaque domaine ait ses propres revenus, les diplômé.e.s en SH connaissent des taux de croissance des revenus équivalents, voire parfois supérieurs, à ceux d'autres disciplines.

La question n'est pas de savoir si les diplômé.e.s en SH trouvent un emploi ou progressent dans leur carrière, mais si nous apprécions à sa juste valeur le travail essentiel que ces personnes accomplissent. 

Se préparer à l'avenir du travail

À une époque marquée par des progrès technologiques rapides, notamment dans le domaine de l'intelligence artificielle (IA), la nature du travail subit une transformation importante. Les tâches manuelles et répétitives sont de plus en plus automatisées, ce qui modifie les attentes et des exigences des employeurs.

Selon une étude de Statistique Canada réalisée en 2025, les employeurs accordent davantage d'importance aux rôles qui impliquent des tâches cognitives non routinières. Ces tâches requièrent de la créativité, de l'adaptabilité et des compétences relationnelles qui sont le plus souvent enseignées dans les disciplines SH.

Ces changements marquent un tournant : à mesure que l'automatisation prend en charge les tâches routinières, les forces distinctives de la formation en SH deviennent de plus en plus centrales à la réussite des organisations. Il existe donc une demande croissante pour des personnes possédant ces compétences générales, notamment en matière de gestion des conflits, d'administration et de supervision, ainsi que d'adaptabilité. 

Les sciences humaines sont le moteur de la main-d'œuvre et de l'économie du Canada!

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