Land and the Liberal Project Canada’s Violent Expansion

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« Land and the Liberal Project invite les lectrices et lecteurs à repenser la souveraineté du Canada, deuxième plus grand pays du monde, non pas comme un processus pacifique et inévitable, mais comme un projet fondé sur des idéaux qui ont activement légitimé la spoliation des terres Autochtones. »

À propos de l'autrice

Photo d'Éléna Choquette

Éléna Choquette est professeure en théorie politique dans le département des sciences sociales de l’Université du Québec en Outaouais, au Canada. Ses recherches s’articulent autour de l’histoire, de la science politique et des études autochtones, dans le but de mieux comprendre les dynamiques de pouvoir, notamment au Québec, au Canada et dans les sociétés issues de la colonisation. Son livre récent (Land and the Liberal Project : Canada’s Violent Expansion, UBC Press, 2024) étudie les processus par lesquels l’État canadien s’est approprié les territoires autochtones. Ses travaux sont aussi parus dans Settler Colonial Studies, Journal of Political Ideologies et la Revue canadienne de science politique.

 

 

À propos de l'œuvre

Photo du livre Land and the Liberal Project d'Éléna ChoquetteEn 1867, le Canada était un petit pays bordant le fleuve Saint-Laurent et les Grands Lacs, mais en l’espace de quelques années, ses revendications de souveraineté s’étendaient à l’ensemble du continent. La Confédération s’accompagnait de la grande ambition de créer un empire s’étendant d’un océan à l’autre. Comment le Canada a-t-il pu revendiquer autant de territoire en si peu de temps?

Land and the Liberal Project examine les tactiques politiques, juridiques et rhétoriques déployées par l’administration canadienne au service de la construction nationale, depuis la première formulation de l’expansionnisme dans la Loi sur la civilisation progressive de 1857 jusqu’à la consolidation de l’autorité sur les Prairies à la suite de la Rébellion du Nord-Ouest de 1885. S’appuyant sur de nombreuses sources d’archives, Éléna Choquette soutient que, bien que le Dominion ait prétendu favoriser une absorption en douceur des terres Autochtones par le biais du constitutionnalisme, de l’administration et du droit, il a recouru à la répression policière et à la force militaire face à la résistance Autochtone. Elle examine le concept libéral qui a sous-tendu l’appropriation des terres et légitimé la violence : le territoire et les Autochtones devaient être « améliorés », le premier par le capitalisme agraire, les seconds par une soi-disant protection et une scolarisation forcée.

En repensant cette approche entachée de malhonnêteté dans la construction d’un État transcontinental, l’exposé lucide de Mme Choquette sur le projet expansionniste canadien offre de nouvelles façons de comprendre la colonisation.

Cette remise en cause de l’argumentaire nationaliste trouvera un public avide de connaissances parmi les chercheur.euses et les étudiant.e.s en sciences politiques et en théorie politique, en histoire du Canada et en études autochtones.

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Notes de l'autrice

Land and the Liberal Project invite les lectrices et lecteurs à repenser la souveraineté du Canada, deuxième plus grand pays du monde, non pas comme un processus pacifique et inévitable, mais comme un projet fondé sur des idéaux qui ont activement légitimé la spoliation des terres Autochtones. 

Ce sujet revêt aujourd’hui une importance particulière, car il remet en question l’argumentaire dominant et met en lumière la manière dont des principes durables continuent de façonner les relations entre l’État et les peuples Autochtones, ainsi que les débats sur la justice et le partage des terres.